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Mode Avion

Déconnexion et Reconnexion

 

Si j’écris cet article aujourd’hui,

c’est parce que j’ai récemment ressenti un besoin immense d’éteindre mon téléphone… pendant 3  jours !

3 jours ce n’est rien et c’est beaucoup à la fois. Surtout pour quelqu’un comme moi, un peu loin de tous ceux que j’aime. Je cherche le réconfort dans la réception de messages attentionnés de ma famille et de mes amis répartis sur les 4 coins de la Terre. Cela devient addictif et maladif. J’ai réalisé l’impacte qu’avait Whatsapp sur moi et j’ai eu peur. J’ai toujours été très réactive dans mes réponses aux courriers, aux emails et aux messages instantanés. Peut-être trop me direz-vous. Mais pourquoi attendre, si je suis connectée ?

 

Connecté en voyage

Cette déconnexion momentanée m’a rappelé ces périodes, dans mes voyages, où je n’ai ni carte Sim locale – ni data donc – ni wifi. C’est rare aujourd’hui car le Wifi est presque aussi répandu que l’air que l’on respire ! Pourtant, un séjour à Cuba, au Myanmar ou dans quelques coins reculés d’Inde te déconnecteront facilement de la webosphère. Sans parler des excursions en montagne, des séjours sur îles paradisiaques, des longs voyages en train ou en voilier… Et c’est bon tout ça ! Après quelques tentatives pour trouver une connexion à internet, on finit par lâcher prise et accepter la fatalité de l’isolement électronique provisoire. Finalement, on se rappelle que quelques jours sans donner, ni recevoir de nouvelles ça ne tue pas. Que notre esprit est plus disponible, plus libre, quand il n’est pas perturbé par des notifications soudaines de messages, d’évènements, ou de matchs sur Tinder!

 

Qu’est-ce que l’on fait dans ce cas-là ?

On écoute, on observe, on sent avec tous ses sens. Mais surtout, on se re-connecte ! avec les autres, avec la nature, avec soi-même. Au lieu de chercher à communiquer virtuellement avec ceux qui sont loin, on établit des liens réels avec ceux qui sont là, en chair et en os. On parle à son voisin, on sourit aux passagers du bus, on regarde les paysages qui défilent, on écoute les conversations des gens – même si cela ne se fait pas chez nous – On vit comme avant, quoi ! Comme avant les smart phones ! J’vais passer pour la vieille nostalgique, mais j’m’en fous ! C’était bon le temps où je me posais dans un café internet, une fois par semaine, pour dire à Papa et Maman que tout va bien à New Delhi. Je lisais mes quelques emails avant de fermer ma session, payer mon café et retourner à mon voyage. Je suis consciente que cela ne me rajeunit pas mais je réalise qu’avoir 40 ans aujourd’hui, c’est avoir vécu 20 années déconnectée et 20 années … toujours joignable.

 

Je ne veux pas revenir dans le passé.

Je vais continuer à vivre avec mon temps. Mon smartphone c’est aussi mon outils de voyage préféré. C’est mon lien avec les gens que j’aime, ce sont mes billets d’avion, de train, ce sont les infos pratiques indispensables à ma vie de nomade, ce sont des cartes géographiques qui me permettent de me repérer partout, c’est ma banque, l’hostel où dormir ce soir, le bus à prendre demain… c’est mon petit confort dans ce monde étranger.

Je vais simplement le déconnecter un peu plus souvent, dès aujourd’hui. Devenir injoignable et introuvable, comme avant quand j’étais enfant. Papa, rassure-toi ! Tu sauras toujours où je suis ! Ta petite fille de 4 x 10 ans ne t’infligera pas une inquiétude inutile dont j’ai tout fait pour t’épargner toutes ces années.

 

Pour conclure,

si tu décides de partir loin demain, souviens-toi de ce que cela signifie de voyager. C’est explorer le monde, sortir de sa zone de confort, communiquer avec les gens… être présent !

 

Si cet article t’a plu, Tu en trouveras peut-être un autre à ton goût sur mon Blog !

 

AdeleMentor
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