Transsiberian Irkutsk Vladivostok russie

Traverser la Russie en transsibérien, en mode indépendant

Beaucoup de gens s’imaginent que pour voyager en transsibérien, il faut absolument passer par une agence de voyage qui préparera tout dans le moindre détail. Et bien c’est faux. Certes c’est envisageable et rassurant pour ceux qui le souhaitent, mais pas indispensable.

 

Pour les voyageurs indépendants, un peu de d’organisation suffit.

 

Pour commencer, télécharger l’application Russian Railways (RZD) sur son téléphone est un must. A l’arrivé en Russie, à l’aéroport, on peut acheter une carte SIM pour le mois par exemple, avec 6GO de data, c’est suffisant et pas cher du tout. Vous pourrez alors vous créer un compte sur l’application avec le numéro de téléphone local et votre passeport.

C’est parti, vous avez accès à tout le réseau ferroviaire russe ! Vos billets achetés n’ont généralement pas besoin d’être imprimés (à vérifier pour chaque billet). Un e-billet est enregistré dans l’application.

Petit conseil : le cyrillique s’apprend en quelques jours à peine grâce à des applications sur téléphone. Ça aide amplement de savoir lire les noms des stations, des enseignes et des rues !

 

Mon itinéraire en 5 semaines

 

Je suis arrivée à Moscou où j’ai passé quelques jours à flâner. Malgré de vieilles réticences à visiter ce pays, j’ai beaucoup aimé cette ville propre, dynamique à l’architecture grandiose. J’ai pris mon premier billet de train sur l’application, pour me rendre à Saint-Petersbourg et revenir quelques jours plus tard. Inutile de dire à quel point cette ville est sublime. Si vous avez le temps, foncez au Mariinsky voir un opéra ou un ballet. C’est bien plus abordable qu’à Paris et c’est magnifique !

De retour à Moscou, j’ai fait une petite escapade  de 2 jours (4h de train elektrishka) à Suzdal, un petit bijou situé dans l’anneau d’or.

Puis, j’ai pris la route sur le Transsibérien à un rythme à peu près régulier de : une nuit de train pour 2 nuits d’escale. J’ai fait mes escales à Kazan (Wow !), Ekaterinburg, Novossibirsk, Krasnoyarsk et Irkutsz. A Irkutszk, j’ai pris le temps d’aller me poser sur la petite ile d’Olkhon, sur le lac Baikal. Etape à ne pas manquer bien sûr. D’Irkutsk, j’ai fait d’une traite la fin du voyage jusqu’à Vladivostok en 4 jours plein. Un voyage incroyable !

 

La vie dans le train

 

Si l’on fait ce voyage en août, un peu d’anticipation s’impose. Je prenais mes billets généralement une semaine à l’avance. Les billets les moins chers étant pris d’assaut, il me restait généralement en tarif bas la 3eme class  « open-sleeping ». Ce qui me convenait parfaitement (Surtout après avoir voyagé longtemps en Inde).  Les wagons tout ouverts sans compartiments fermés. Ils étaient propres et toujours bien gérées par un chef de wagon. Ce dernier remet à chaque voyageur un set de draps pour la couchette. En journée, les voyageurs s’assoient généralement sur la couchette du bas, font des mots croisées, regardent les paysages défiler, mangent et discutent.

En 3eme classe, il n’y a que peu de prises électriques alors n’oubliez pas votre batterie de poche si vous comptez tuer le temps avec votre téléphone ou tablette.

Si vous êtes un buveur de thé ou café, emportez votre mug de voyage et vos sachets de boissons.  Un distributeur d’eau chaude se trouve au début de chaque wagon. Des snacks sucrés, salés et instant noodles sont vendues à bord. Heureusement des arrêts de 15 à 30min dans certaines gares permettent de varier les plaisirs culinaires. Des vendeuses de plats maison tels que pilmenis et pirojki, tiennent des stands près des rails dans certaines gares.

 

« L’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage »

 

Les 4 jours de train d’Irkutsk à Vladivostok illustrent parfaitement ce diction. Bien que j’ai adoré arriver au bout de la Russie, et passer une semaine à Vladivostok, cette ville côtière tremplin entre la Russie et l’Asie, je me suis délectée de ces moments de paix  et de tranquillité. J’ai lu et admiré le paysage, depuis mon lit haut, la fenêtre ouverte, une brise sibérienne me caressant le visage. Pas de route, pas de voiture à l’horizon. Les téléphones sont souvent inutiles car pas de réseau. Alors on lâche prise. On fait connaissance autant qu’on peut avec ses nouveaux partenaires de voyage. On accepte de boire discrètement une vodka chez les voisins, on fait connaissance avec des signes, des sourires et de l’anglais souvent très pauvre.

Je pourrais parler pendant des heures de ce sentiment de liberté que l’on ressent à bord d’un train qui semble rouler à l’infini. Et des conseils de voyage j’en ai à la pelle, alors n’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez un coup de main pour organiser votre traversée de la Russie !

 

 

Mes photos de Russie, ici !

Pour voir ma petite vidéo, rdv sur mon Youtube !
AdeleMentor
6 Comments
  • nynaf
    Répondre

    C’est un projet dans mes cartons depuis fort fort longtemps… et je l’imagine tel que l’article le décrit… question indiscrète quoique cruciale : quel budget total? Quel budget pour les billets de train seuls?
    Et quelle durée (escale comprise)?

    Après Vladivostok, retour en France en avion ou rembobinage du périple sur rail?

    19/04/2019 at 18 h 53 min
  • Chantal Marseille
    Répondre

    Un de mes projets …. merci pour cette page !
    Quel a été ton budget train ?
    Merci et beaux prochains voyages
    Chantal

    20/04/2019 at 8 h 06 min
  • Clément
    Répondre

    Bonjour 🙂 Quelles applications as-tu utilisées pour apprendre le cyrillique ?
    Merci pour ton article très intéressant !

    04/10/2019 at 9 h 24 min

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